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On
y arrive échevelés par le vent
au long des quais et des ruelles anciennes
entre vue sur mer changeante et calvaire élancé
au-dessus du cimetière fleuri.
On y trouve le rayon chaleureux d'un accueil sincère
et attentif conjugué à l'illumination soudaine
des jaunes et des bleus des tables joyeuses.
Des livres et des revues nous invitent
à les ouvrir, les parcourir, s'y plonger.
Aux murs, des tableaux et esquisses charmants.
Enfin, tous nos sens sont éveillés par d'abord les fumets
délicats puis par la saveur de mets préparés à
la perfection
par un chef artiste et créateur.
Merci de cette belle expérience
en votre belle Ile de Sein à l'Ar Men.
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Pour
paraphraser l'écrivain-voyageur, Nicolas Bouvier,
on ne "fait" pas Sein, comme un trophée
accroché à son tableau de chasse touristique,
c'est plutôt Sein qui fait (et défait) ses amoureux.
Ecueil à fleur d'Iroise
feignant la noyade au premier coup de tabac,
en vérité bien ancré dans ses maelstroms,
Sein est immuable
et, cependant, éternel recommencement de par les amours
perpétuels de la terre, du vent, de la mer et de la lumière.
Sein est une invitation au voyage.
"Ici, tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté"
Luxe du rythme lent, calme des silhouettes qui s'en vont
nez au vent sur les quais, par la lande, le long des estrans.
Volupté du temps suspendu...
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